Le nombre de personnes atteintes du Coronavirus (ou COVID-19) continue d’augmenter dans le monde et en France. Contracté lors d’un contact avec une personne malade, ce virus pousse les entreprises à prendre des précautions nécessaires pour éviter toute propagation exponentielle de l’épidémie. Ci-après, nous avons listé 5 mesures que le gouvernement préconise pour les entreprises françaises. Des mesures susceptibles de chambouler toute une organisation…

À savoir : le gouvernement a mis en place un numéro vert, le 0 800 130 000, disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour répondre aux questions liées au coronavirus.
N’encombrez pas les services d’urgence et de prise en charge.

Contraction et symptômes du Coronavirus

Une fois le virus contracté, les symptômes apparaissent dans les 14 jours suivants. Soyez donc vigilant•e et évitez tout contact, notamment avec les personnes fragiles (bébés et enfants, femmes enceintes, personnes âgées) si vous avez un doute. Fièvre, toux, courbatures, fatigue, essoufflement,… sont les symptômes identifiés du Coronavirus, ceux-ci sont proches de ceux de la grippe. Le virus peut provoquer une infection ou une défaillance des fonctions respiratoires, c’est-à-dire des complications pulmonaires sévères.

L’entreprise est un lieu propice pour que le virus se répande. Soyez donc extrêmement préventif !

Nous avons listé pour vous 4 actions recommandées au sein de votre structure :

  • 1. Réduire les voyages

    Certains pays sont identifiés comme des zones à risque diffusant le coronavirus, parmi eux : la Chine (Chine continentale, Hong Kong et Macao), Singapour, la Corée du sud, l’Iran et l’Italie.

    Découvrez la liste à jour ici : www.gouvernement.fr/info-coronavirus

    Pour assurer la sécurité de vos salariés, il est conseillé de limiter voire d’annuler les voyages dans ces zones. Dans le cas d’un voyage pour raison impérative, il est primordial de protéger la santé de vos salariés. A son retour et pendant 14 jours, cette personne fera l’objet d’une mesure d’isolement, et celle-ci devra être attentive quant à son état de santé et prévenir le 15 si des symptômes apparaissent. Dans cette situation, le télétravail peut être la solution à mettre en place.

    À noter : en cas de modification importante de l’organisation du travail, vous devez consulter votre comité social et économique.

  • 2. Rappelez les consignes sanitaires

    La prévention aide les salariés à prendre la bonne décision au bon moment. Nous vous recommandons fortement de faire passer un message de rappel à l’ensemble de votre personnel :
    – En cas de doute d’un salarié sur son état de santé, demandez-lui de contacter le 15.
    – Se laver très régulièrement les mains, tousser ou éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, etc.
    – Éviter la poignée de main, ne pas se faire la bise

    Si vous êtes régulièrement en contact avec des fournisseurs, des clients ou des prestataires, vous pouvez également les prévenir des précautions prises au sein de votre organisation.

  • 3. Arrêter un salarié à risque

    Comme vous l’avez compris, il est important de ne prendre aucun risque et celui d’accueillir un salarié contaminé, ou potentiellement atteint, représente le plus gros risque dans votre entreprise. Que faire dans cette situation ?
    Si un salarié est contaminé, il sera contraint d’être arrêté immédiatement. Le médecin de l’agence régionale de santé établira alors un arrêt de travail pour ce salarié. Vous devrez envoyer ce document sans délai à l’organisme d’assurance maladie de votre salarié.

    « Le salarié pourra alors percevoir des indemnités journalières de l’assurance maladie sans jour de carence et pour une durée maximale de 20 jours. De même, s’il en remplit les conditions (une année d’ancienneté, notamment), vous devez lui verser l’indemnité complémentaire prévue par le Code du travail, et ce dès le premier jour de son arrêt de travail. En outre, vos salariés peuvent aussi se voir prescrire un arrêt de travail pour garder à leur domicile un enfant dont l’isolement est préconisé ou dont l’établissement d’accueil (école, crèche…) est fermé. Et, à ce titre, une procédure simplifiée a été mise en place. » Les Echos

    Attention, l’entreprise doit signaler cela à l’Assurance Maladie via la téléservice dédié. Ensuite, c’est elle qui se chargera de la vérification des conditions de cet arrêt de travail et qui, si confirmation, lui allouera alors les indemnités journalières, sans délai de carence.

    Précision : le cas échéant, vous devez verser au salarié les indemnités complémentaires prévues par le Code du travail sans délai de carence. L’arrêt de travail du salarié est prescrit pour 14 jours ou pour toute la période de fermeture de l’établissement.

  • 4. Nettoyer les locaux

    Vous savez qu’un salarié contaminé du coronavirus est entré dans votre entreprise ? Pensez dès à présent au nettoyage de vos locaux. Les personnes chargées de cet assainissement devront obligatoirement porter une blouse, un masque et des gants.

    « En pratique, vous devez privilégier l’utilisation d’un bandeau de lavage à usage unique imprégné d’un produit détergent, puis rincer le sol à l’eau du réseau d’eau potable avec un autre bandeau de lavage à usage unique. Enfin, les sols et les surfaces doivent être désinfectés à l’eau de javel via un troisième bandeau de lavage à usage unique. » Les Echos.

Que faire en cas de baisse d’activité liée au Coronavirus ?

La baisse d’activité peut être une lourde conséquence outre celle de la santé. Pour pallier à ces difficultés économiques, voici quelques solutions :

• Recourir au dispositif d’activité partielle. Il faudra cependant maintenir la rémunération de vos salariés à hauteur de 70 %. Une aide de l’État vous sera accordée, elle est fixée à 7,74 € (7,23 € pour les entreprises de plus de 250 salariés) par heure de travail chômée par vos salariés. Cela concerne la fermeture provisoire d’une entreprise ou la réduction du temps de travail des salariés.

Remarque : avant de placer vos salariés en activité partielle, vous devez en faire la demande par voie dématérialisée sur le portail dédié.

• Demander une aide auprès de l’Urssaf. Vous êtes employeur ou indépendant, vous pouvez demander l’ échelonnement de vos paiements, la remise exceptionnelle des majorations et pénalités de retard ainsi qu’un report de vos échéances fiscales.

• Recalculer le montant des cotisations sociales personnelles. Vous êtes travailleur non salarié, contactez l’Urssaf pour la prise en charge totale ou partielle de ces cotisations, vous pourrez également vous voir remettre une aide financière exceptionnelle.

N’hésitez pas à contacter nos équipes pour obtenir plus d’informations : https://www.axiomeassocies.fr/contact/

Article rédigé par Marine CHOLLET.

Sources :
Ministère du Travail, « Covid-19 version du 28 février 2020, Questions-réponses pour les entreprises et les salariés »
Décret n° 2020-73 du 31 janvier 2020, JO du 1er février
Décret n° 2020-193 du 4 mars 2020, JO du 5
Article publié le 06 mars 2020 – © Les Echos Publishing – 2020